une page de travail privée et en construction à accès strictement réservé
(l'accord de l'auteur du poème en français n'ayant même pas encore été sollicité...)
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Au vieil orme sec de Soria Antonio Machado (1912)
publié dans Terres de Castille (Campos de Castilla)
Je vous conseille vivement de lire la petite section contexte ci-dessous avant de regarder, écouter ou lire le poème de Machado. Sabiendo esto, la lectura del poema sobrecoge.
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contexte (Léonor, 1912)
(en français)
Le poème A un orme a été écrit à Soria en 1912, année de la mort de Léonor Izquierdo, la très jeune épouse (19 ans) de Antonio Machado (37 ans à l'époque), atteinte de tuberculose.
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(en castillan)
Lo que mejor simboliza el amor por Leonor es el olmo seco.
Antonio Machado escribió estos versos de esperanza en 1912, después de que Leonor enfermara de tuberculosis en su estancia temporal en París. El médico les recomendó que volvieran a Soria, donde el aire puro facilitaría su recuperación. A pesar de la mejora inicial, Leonor empeoró y murió.
¡Ay, lo que la muerte ha roto era un hilo entre los dos!
Al final del camino que va de la plaza Mayor hacia la iglesia de Nuestra Señora del Espino, se encuentra el olmo seco al que cantaba Machado. Los ocho días siguientes a la muerte de Leonor, los últimos de éste en Soria, el poeta recorría el trayecto con el recuerdo insoportable de su mujer.
Unos metros más allá del olmo, en el cementerio, puede visitarse la tumba de Leonor.
Este es uno de los poemas (sino el que) más emotivos de Antonio Machado.
Lo compone el 4 de mayo de 1912, con 37 años, cuando su mujer Leonor llevaba casi un año luchando contra la tuberculosis, de la que finalmente murió 3 meses después a la temprana edad de 19 años.
Machado daba paseos por Soria, en ocasiones con su mujer, y en su recorrido veía un olmo junto al Duero, seco, moribundo.
En el poema, Machado compara al olmo con el estado de salud de su mujer y con su propio ánimo, y todavía espera un milagro que recupere la salud de Leonor, queriendo ver en ella una leve recuperación (inexistente) que sí se había producido en el olmo, del que habían brotado algunas ramas nuevas con la llegada de la primavera.
Al olmo viejo, hendido por el rayo
y en su mitad podrido,
con las lluvias de abril y el sol de mayo
algunas hojas verdes le han salido.
¡El olmo centenario en la colina
que lame el Duero!
Un musgo amarillento
le mancha la corteza blanquecina
al tronco carcomido y polvoriento.
No será, cual los álamos cantores
que guardan el camino y la ribera,
habitado de pardos ruiseñores.
Ejército de hormigas en hilera
va trepando por él, y en sus entrañas
urden sus telas grises las arañas.
Antes que te derribe, olmo del Duero,
con su hacha el leñador, y el carpintero
te convierta en melena de campana,
lanza de carro o yugo de carreta;
antes que rojo en el hogar, mañana,
ardas en alguna mísera caseta,
al borde de un camino;
antes que te descuaje un torbellino
y tronche el soplo de las sierras blancas;
antes que el río hasta la mar te empuje
por valles y barrancas,
olmo, quiero anotar en mi cartera
la gracia de tu rama verdecida.
Mi corazón espera
también, hacia la luz y hacia la vida,
otro milagro de la primavera.
Sur le vieil orme, fendu par l'éclair,
et moisi en son milieu,
aux pluies d'avril et au soleil de mai
ont poussé quelques feuilles vertes
L'orme centenaire sur la colline
que lèche le Duero ! Une mousse jaunâtre
tâche l'écorce blafarde
de son tronc rongé et poussiéreux
Il ne doit pas, comme les peupliers chanteurs
qui protègent le chemin de la rive,
être peuplé de bruns rossignols
Des armées de fourmis en longues files
y grimpent, et dans ses entrailles
les araignées ourdissent des toiles grises
Avant que ne t'abatte, orme du Duero,
avec sa hache le bûcheron, et que le charpentier
ne te change en support de cloche
en timon de voiture ou en joug de charrette;
Avant que rouge dans l'âtre, demain,
tu ne brûles dans une misérable masure,
au bord d'un chemin,
avant que ne te déracine un tourbillon
et qu'il ne brise le souffle des blanches montagnes
avant que le fleuve jusqu'à la mer ne te pousse
à travers vallées et ravins,
orme, je veux noter dans mon carnet
la grâce de ta branche reverdie
Mon coeur espère
aussi, vers la lumière et vers la vie
un autre miracle du printemps.
Soria 1912
Traduction J. G. Riquelme
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Elsie
Mercredi 28 Juillet 2010 23:49
Le Peuplier Alba
paroles (en français)
Il était beau, grand, droit, la tête vers le soleil !
Il avait 40 ans ! Il était blanc !
Le Peuplier ! Le Peuplier Alba!
Un orage a éclaté, une tornade est passée et l'a abattu.
J'avais enfin du soleil dans mon jardin ! J'allais enfin pouvoir me
réchauffer de ses rayons qui ne seraient plus absorbés par lui, le Peuplier.
Pendant deux semaine, il a essayé de survivre, couché dans mon jardin,
les racines à l'air, deux ou trois encore un peu ancrées dans le sol. Le
géant survivait, mais il savait qu'il était condamné ; insuffisamment
ancré dans le sol, ayant essayé de faire ses petits ici et là dans la
pelouse, petits ramenés à rien à chaque tonte de pelouse.
Mais au fil des jours, j'allais lui dire bonjour, le saluer, m'asseoir
sur son tronc encore riche du jus de la vie. Et le gamin se construisait
un univers avec les branches malmenées, qu'il récupérait pour dresser sa
caverne, sa hutte, sa cabane, son abri, sa maison, son chez lui.
Et ce matin, ils sont arrivés. Les bûcherons se sont faits maîtres de
lui, du Peuplier, de notre peuplier. Ils l'ont écartelé, tranché ses
nombreux doigts, débité ses bras ... lui ont défait les poumons et les
yeux ; ils l'ont débité, rogné, transformé en charpille ...
Lui, si grand et fier, souple sous le vent ; lui dont la ramure dansait
avec la brise, dont les feuilles - tantôt vertes, tantôt blanches -
chantaient avec la pluie et riaient sous les caresses d'Éole, il s'est
laissé faire, résigné, se sachant impuissant devant les dents du fer et
la volonté des hommes.
Et moi, j'ai laissé faire ! Il allait agoniser !
La Vie, même d'un végétal, est lieu de toutes les émotions.
J'en ai sauvé quelques branches qui seront les bâtons des Compagnons que
deviendront mes filleuls. Et j'en ai sauvé d'autres pour contenir des
copeaux qui garnissent quelques plans de mon jardin. Et j'en conserve
quelques noeuds et une racine, en souvenir de sa présence, de sa vie, de
notre vie passée dans son ombre, avec lui tous les jours que furent ces
40 années.
Mais j'en tire quelques réflexions, au-delà (ou plutôt en deçà) de la
Fable du Chêne et du Roseau.
Notre force authentique nait de notre enracinement ; notre existence ne
se déroulera harmonieusement que dans l'entente avec les autres, la
danse avec les impondérables. Mais si je ne serai toujours qu'un
éphémère souffle dans l'immensité de la Vie, je puis en être partie
prenante, agissante, pour autant que j'accepte et reçois ce que la
Tradition, l'Histoire, l'inconscient collectif etc ... peuvent me donner
pour me constituer.
J’écris sous mon nom de jeune fille : Jeanine Gran Riquelme. Issue de l’immigration espagnole, j’ai 56 ans[1] et j’ai fait des études littéraires (Capes d’espagnol).Je vis dans la banlieue Montpelliéraine.
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