Paroles (en castillan), notre traduction quasi-littérale en français (nous préparons aussi une adaptation libre en français), plusieurs interprétations différentes notamment par Joan Manuel Serrat, fichier audio MP3, plusieurs vidéos poignantes.
Liens vers des pages sur l'auteur et sur les interprètes.
La page contient aussi une introduction à LLegó con tres heridas.
Paroles (en castillan), notre traduction quasi-littérale en français (nous préparons aussi une adaptation libre en français), plusieurs interprétations différentes notamment par Joan Manuel Serrat, fichier audio MP3, plusieurs vidéos poignantes.
Liens vers des pages sur l'auteur et sur les interprètes.
La page contient aussi une introduction à LLegó con tres heridas.
Le poème Para la libertad (pour la liberté) est, en réalité, la seconde partie du poème El herido (le blessé) publié dans le recueil de poème El hombre acecha (1938-39) de Miguel Hernández.
Ci-dessous, les paroles de Para la libertad en castillan, suivies d'une traduction plus ou moins littérale. Le poème El herido complet est un peu plus bas sur cette page.
Miguel Hernández, Poesía esencial (Edición de Jorge Urrutia a partie de la realizada con Leopoldo de Luis para la Obra poética completa), Alianza Editorial, 2010, 362 pp, ISBN 978-84-2065169-9, page 163.
Miguel Hernández, Poesía esencial (Edición de Jorge Urrutia a partie de la realizada con Leopoldo de Luis para la Obra poética completa), Alianza Editorial, 2010, 362 pp, ISBN 978-84-2065169-9, page 189.
Para la libertad sangro, lucho, pervivo.
Para la libertad, mis ojos y mis manos,
como un árbol carnal, generoso y cautivo,
doy a los cirujanos.
Para la libertad siento más corazones
que arenas en mi pecho: dan espumas mis venas,
y entro en los hospitales, y entro en los algodones
como en las azucenas.
Para la libertad me desprendo a balazos
de los que han revolcado su estatua por el lodo.
Y me desprendo a golpes de mis pies, de mis brazos,
de mi casa, de todo.
Porque donde unas cuencas vacías amanezcan,
ella pondrá dos piedras de futura mirada
y hará que nuevos brazos y nuevas piernas crezcan
en la carne talada.
Retoñarán aladas de savia sin otoño
reliquias de mi cuerpo que pierdo en cada herida.
Porque soy como el árbol talado, que retoño:
porque aún tengo la vida.
∴
MIGUEL HERNÁNDEZ, El hombre acecha (1938-39), El herido
∴
traduction quasi-littérale en français
- traduction rapide par Marc y Carmen (30/03/2011)
- les expressions qui s'écartent d'une traduction littérale sont mises en évidence en italique...
∴
Pour la liberté, je saigne, je lutte, je survis.
Pour la liberté, mes yeux et mes mains,
comme un arbre charnel, généreux et captif,
je les donne aux chirurgiens.
Pour la liberté je sens plus de cœurs
que de sable dans ma poitrine; l'écume jaillit de mes veines,
et j'entre dans les hôpitaux, et je plonge dans l'ouate
comme dans les nénuphars.
Pour la liberté, par des balles, je me débarrasse
de ceux qui ont chamboulé leur statue dans l'argile.
Et, par des coups, [je me débarrasse] de mes pieds, de mes bras,
de ma maison, de tout.
Parce que là où des orbites vides, à l'aube, se pointent,
elle [la liberté] déposera les deux pierres d'un futur regard
et fera que de nouveaux bras et de nouvelles jambes grandissent
sur la chair écorchée.
Des ailes de sève sans automne bourgeonneront,
reliques de mon corps qu'à chaque blessure je perds.
Parce que je suis [comme] l'arbre écorché, je bourgeonne :
parce que, encore et toujours, j'aime la vie.
∴
letra de 'El herido'
Ci-dessous, le texte complet de El herido (le blessé) dont Para la libertad constitue la seconde partie. Nous n'avons bien entendu pas reproduit intégralement cette seconde partie, déjà fournie plus haut...
Miguel Hernández, Poesía esencial (Edición de Jorge Urrutia a partie de la realizada con Leopoldo de Luis para la Obra poética completa), Alianza Editorial, 2010, 362 pp, ISBN 978-84-2065169-9, page 188.
Por los campos luchados se extienden los heridos.
Y de aquella extensión de cuerpos luchadores
salta un trigal de chorros calientes, extendidos
en roncos surtidores.
La sangre llueve siempre boca arriba, hacia el cielo.
Y las heridas suenan, igual que caracolas,
cuando hay en las heridas celeridad de vuelo,
esencia de las olas.
La sangre huele a mar, sabe a mar y a bodega.
La bodega del mar, del vino bravo, estalla
allí donde el herido palpitante se anega,
y florece, y se halla.
Herido estoy, miradme: necesito más vidas.
La que contengo es poca para el gran cometido
de sangre que quisiera perder por las heridas.
Decid quién no fue herido.
Mi vida es una herida de juventud dichosa.
¡Ay de quien no esté herido, de quien jamás se siente
herido por la vida, ni en la vida reposa
herido alegremente!
Si hasta a los hospitales se va con alegría,
se convierten en huertos de heridas entreabiertas,
de adelfos florecidos ante la cirugía.
de ensangrentadas puertas.
II
Para la libertad sangro, lucho, pervivo.
Para la libertad, mis ojos y mis manos,
......
......
Porque soy como el árbol talado, que retoño:
porque aún tengo la vida.
∴
(interprétation libre : en cours)
en cours
∴
audio
Serrat
∴
videos
une vidéo particulière
Nous plaçons sur cette page, avant toutes les autres vidéos, ce document particulier et très émouvant même pour ceux qui, comme nous, n'entendons rien au farsi (mais qui connaissons la douleur de l'Iran).
∴
Serrat
∴
Reprise par Joan Manuel Serrat, plus agé.
Deux vidéos élaborées sur base de photos poignantes, dont, pour la première, des photos de Miguel Hernandez.
Miguel Hernández Gilabert (30 octobre 1910 à Orihuela, province d'Alicante – mort, faute de soins, le 28 mars 1942 dans la prison franquiste d'Alicante) est l'un des plus grands poètes et dramaturges espagnols du XXe siècle.
Cet extraordinairement court et tellement dense poème de Miguel Hernández devrait aussi être entendu par les visiteurs de cette page : amour..., vie..., mort...
(une page est en construction à ce sujet! en attendant, voyez ci-dessous...)
∴
letra
Llegó con tres heridas
la del amor,
la de la muerte,
la de la vida.
Con tres heridas viene
la de la vida,
la del amor,
la de la muerte.
Con tres heridas yo
la de la vida,
la de la muerte,
la del amor.
Joan Manuel Serrat i Teresa (né le 27 décembre 1943 à Barcelone) est un auteur-compositeur-interprète espagnol. Il est surnommé El noi del Poble-sec (Le jeune de Poble-sec, son village natal) ou El Nano en Argentine.
De son nom complet Joaquín Ramón Martínez Sabina, Joaquín Sabina est un auteur-compositeur de chansons et un poète espagnol né à Úbeda (Jaén) le 12 février 1949.
Joaquín Ramón Martínez Sabina (Úbeda, Jaén, 12 de febrero de 1949), conocido artísticamente como Joaquín Sabina, es un cantautor y poeta español de éxito en países de habla hispana
[1] Selon le site El mundo en verso de Ana Romeo et Lourdes Domenech, il y aurait une version de 3m16s par Eliseo Parra ? [2] voir si il n'y a pas aussi une version par Ana Belen ?
Fonctionne avec Casiwi
versions : Casiwi 9.12-091205-2243-0623μ à la Carotte - PHP 5.3.3-7+squeeze9 - mySQL 5.1.61-0+squeeze1-log page computed in 1772.547 milliseconds (including 1088.109 ms in 766 mySQL requests)