Mahmoud Darwich est aussi l'auteur du célèbre poème Rita où l'écrivain palestinien conte sa tendresse pour la petite fille juive qu'il ne peut revoir
(Rita est également disponible sur la même page)
Mahmoud Darwich est aussi l'auteur du célèbre poème Rita où l'écrivain palestinien conte sa tendresse pour la petite fille juive qu'il ne peut revoir
(Rita est également disponible sur la même page)
Passport by Mahmoud Darwish جواز السفر ، محمود درويش
جواز السفر
محمود درويش
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لم يعرفوني في الظلال التي
تمتصُّ لوني في جواز السفرْ
وكان جرحي عندهم معرضاً
لسائح يعشق جمع الصور
لم يعرفوني، آه... لا تتركي
كفي بلا شمسٍ،
لأن الشجر
يعرفني...
تعرفني كل أغاني المطر
لا تتركيني شاحباً كالقمر!
كلُّ العصافير التي لاحقتْ
كفى على باب المطار البعيد
كل حقول القمح،
كل السجونِ،
كل القبور البيض
كل الحدودِ،
كل المناديل التي لوَحتْ،
كل العيونِ
كانت معي، لكنهم
قد أسقطوها من جواز السفر!
عارٍ من الاسم، من الانتماء ْ؟
في تربة ربَّيتها باليدينْ؟
أيوب صاح اليوم ملء السماء:
لا تجعلوني عبرة مرتين!
يا سادتي! يا سادتي الأنبياء
لا تسألوا الأشجار عن اسمها
لا تسألوا الوديان عن أُمها
من جبهتي ينشق سيف الضياء
ومن يدي ينبع ماء النهر
كل قلوب الناس... جنسيتي
فلتسقطوا عني جواز السفر!
They did not recognize me in the shadows
That suck away my color in this Passport
And to them my wound was an exhibit
For a tourist Who loves to collect photographs
They did not recognize me,
Ah . . . Don’t leave
The palm of my hand without the sun
Because the trees recognize me
Don’t leave me pale like the moon!
All the birds that followed my palm
To the door of the distant airport
All the wheatfields
All the prisons
All the white tombstones
All the barbed Boundaries
All the waving handkerchiefs
All the eyes
were with me,
But they dropped them from my passport
Stripped of my name and identity?
On soil I nourished with my own hands?
Today Job cried out
Filling the sky:
Don’t make and example of me again!
Oh, gentlemen, Prophets,
Don’t ask the trees for their names
Don’t ask the valleys who their mother is
From my forehead bursts the sward of light
And from my hand springs the water of the river
All the hearts of the people are my identity
So take away my passport!
∴
français
interprétation libre
Interprétation très libre de la fin du poème de Mahmoud Darwish par Marc Meurrens (juin 2010) figure dans son poème voyage.
Ne demandez pas leur identité aux hommes Marc Meurrens, 26 juin 2010
Ne demandez pas leur nom aux grains de blé
Ne demandez pas aux vallées le nom de leur mère
De mon front jaillit une épée de lumière
Dans ma main éclate l'eau d'un fleuve
Voyage (29 juin 2010) est un poème initiatique de Marc Meurrens (1945-) normalement conçu pour être interprété par Los Hermanos Team lors de cérémonies maçonniques au grade de Compagnon mais également interprétable dans d'autres contextes, maçonniques ou profanes.
Le poème s'appuie, entre autre, sur des chants (en espagnol, néerlandais, français, arabe et allemand) de Atahualpa Yupanqui, Herman Pieter de Boer, Georges Brassens, Mahmoud Darwich et Wilhelm Müller; il contient aussi des clins d'œil à Charles De Coster, Antonio Machado, Jerry Herman et Mark Twain.
Ils ne m'ont pas connu dans les ombres qui
absorbent mon teint sur le passeport
ils exposaient ma déchirure aux touristes
collectionneurs de cartes postales
ils ne m'ont pas connu
ne laisse donc pas
ma paume sans soleil
car les arbres
me connaissent
toutes les chansons de la pluie me connaissent
tous les oiseaux qui ont poursuivi
ma paume
à l'entrée de l'aéroport
tous les champs de blé
toutes les prisons
toutes les tombes blanches
toutes les frontières
toutes les mains qui s'agitèrent pour l'adieu
tous les yeux
m'accompagnaient, mais
ils les ont retirés de mon passeport
peuvent-ils me dépouiller du nom, de l'appartenance dans une glèbe que j'ai élevée de mes propres mains?
Jonas a rempli aujourd'hui le ciel de son cri :
Ne faites pas encore de moi un exemple
messieurs, messieurs les prophètes
ne demandez pas leur nom aux arbes
ne demandez pas aux vallées leur génétrice
le glaive de lunière se détache de mon front
et de mes mains jaillit l'eau du fleuve
tous les coeurs d'Hommes sont ma nationalité
voilà
je vous laisse mon passeport.
Ils ne m'ont pas identifié dans les ombres
Cela sucent loin ma couleur dans ce passeport
Et à eux ma blessure était un objet exposé
Pour un touriste qui aime rassembler des photographies
Elles ne m'ont pas identifié,Ampèreheure. . .
Ne partez pasLa paume de ma main sans soleil
Puisque les arbres m'identifient
Toutes les chansons de la pluie m'identifient
ne me laissez pas pâle comme la lune!
Tous les oiseaux qui ont suivi ma paume
À la porte de l'aéroport éloigné
Tous les champs de bléToutes les prisons
Toutes les pierres tombales blanches
Toutes les frontières barbelées
Tous les mouchoirs ondulants
Tous les yeux étaient avec moi,
Mais ils les ont laissés tomber de mon passeport
Dépouillé de mon nom et identité?
Sur un sol j'ai nourri avec mes propres mains?
Aujourd'hui le travail a pleuré dehors
Remplir ciel:
Ne faites pas un exemple de moi encore!
Ah, messieurs, prophètes,
Ne demandez pas les arbres leurs noms
Ne demandez pas les vallées qui leur mère est
De mon front éclate l'épée de la lumière
Et de ma main jaillit l'eau du fleuve
Tous les coeurs du peuple sont mon identité
Emportez ainsi mon passeport!
On ne m'a pas reconnu
dans les ombres qui absorbent ma couleur ..du passeport ;
ma blessure n'était pour eux qu'une exposition..
Pour un touriste passionné de photographies..
On ne m'a pas reconnu,
Ne laisse pas.. je te prie,
La paume de ma main, sans soleil..
Car, sais-tu, les arbres me connaissent..
Toutes les chansons de pluie me connaissent...
Ne me laisse pas livide comme la lune! oui, comme la lune..
Tous les oiseaux qui ont suivi la paume de ma main..
sur la porte de cet aéroport lointain..
Tous les champs de blé..
Toutes les prisons..
Toutes les tombes blanches..
Toutes les frontières..
Tous les mouchoirs agités..
Tous les yeux..
étaient avec moi,
Mais on les a ôtés du passeport.. oui, du passeport..
Dépouillé du nom, de l'appartenance,
Sur une terre, que j'ai cultivée de mes mains?
Aujourd'hui "Ayoub" a poussé un cri arrivant au ciel:
OH! Ne faites pas de moi un exemple(au sens négatif) une seconde fois!
Messieurs, les prophètes!
Ne demandez pas aux arbres leurs noms..
Ne demandez pas aux rivières leurs sources;
De mon front surgit l'éclat de l'épée de lumière..
Ma main est la source des eaux de rivières..
Tous les cœurs son ma nationalité;
Alors, qu'importe que vous me ôtiez le passeport!
Ce petit extrait de jawaz as-safar (Passeport), poème de M. Darwish, chanté par son ami Marcel Khalifa a été enregistré (sans jawaz at-tasjîl) le 15 avril 2008 à l'Opéra du Caire, lors des trente ans du journal du parti Tagammo (?).
Ils ne m’ont pas reconnu dans les ombres qui effacent les couleurs de mon passeport
Et ma blessure était pour eux un objet de spectacle offert aux touristes passionnés de photographies
Ils ne m’ont pas reconnu
Ah !
Ne laissez pas ma paume sans soleil
Parce que les arbres m’ont reconnu, m’ont reconnu tous les chants de la pluie
Ne me laissez pas livide comme la lune
Entre Rita et mes yeux : un fusil
Et celui qui connaît Rita se prosterne
Adresse une prière
A la divinité qui rayonne dans ses yeux de miel
Moi, j’ai embrassé Rita
Quand elle était petite
Je me rappelle comment elle se colla contre moi
Et de sa plus belle tresse couvrit mon bras
Je me rappelle Rita
Ainsi qu’un moineau se rappelle son étang
Ah Rita
Entre nous, mille oiseaux mille images
D’innombrables rendez-vous
Criblés de balles.
Le nom de Rita prenait dans ma bouche un goût de fête
Dans mon sang le corps de Rita était célébration de noces
Deux ans durant, elle a dormi sur mon bras
Nous prêtâmes serment autour du plus beau calice
Et nous brulâmes
Dans le vin des lèvres
Et ressuscitâmes
Ah Rita
Qu’est-ce qui a pu éloigner mes yeux des tiens
Hormis le sommeil
Et les nuages de miel
Avant que ce fusil ne s’interpose entre nous
Il était une fois
Ô silence du crépuscule
Au matin, ma lune a émigré, loin
Dans les yeux couleur de miel
La ville
A balayé tous les aèdes, et Rita
Entre Rita et mes yeux, un fusil.
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