Le poème las tres heridas[1] de Miguel Hernández (1910-1942), interprété notamment par Joan Baez (1941-) et Joan Manuel Serrat (1943-), articulé (13/1/2012) ici sur l'adaptation la vie, l'amour, la mort que Pierre Delanoë (1918-2006) en a faite pour Nana Mouskouri (1934-).
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Llegó con tres heridas :
la del amor,
la de la muerte,
la de la vida[2]
Je peux choisir les pierres de ma maison
Et même un dieu pour mes prières.
Et quand je désespère, j'ai ma raison
Qui m'encourage et qui m'éclaire.
Mais je ne peux rien faire
Contre la mort, contre la vie, contre l'amour.
Con tres heridas viene :
la de la vida,
la del amor,
la de la muerte[3]
Je peux choisir ma terre
Et c'est un jeu de prendre ou non le vent qui passe.
Je fais de la lumière, je fais du feu.
Quand ils s'éteignent, je les remplace.
Mais je ne peux rien faire
Contre la vie, contre la mort, contre l'amour.
Con tres heridas yo :
la de la vida,
la de la muerte,
la del amor.[4]
Je peux choisir la guerre ou bien la paix,
Et le plaisir quand il me tente.
Je peux changer mon cœur, d'autres l'on fait,
Jeter mon âme dans la tourmente.
Mais je ne peux rien faire
Contre la vie, contre la mort, contre l'amour.
Con tres heridas yo:
la de la vida,
la de la muerte,
la del amor.
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las tres heridas
Miguel Hernández
Miguel Hernández Gilabert (Orihuela, 30 de octubre de 1910. Alicante, 28 de marzo de 1942)
[1] les trois blessures (traduction très libre) [2] Je suis né avec trois blessures :
celle de l'amour,
celle de la mort,
celle de la vie. [3] Je vis avec trois blessures :
celle de la vie,
celle de l'amour,
celle de la mort. [4] Je resterai avec trois blessures :
celle de la vie,
celle de la mort,
celle de l'amour.
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